Les organisations de jeunesse

De très nombreux jeunes ont participé, avant guerre, à des organisations et mouvements de jeunesse. Ils y ont été formés à des valeurs et préparés à l'autonomie et à la prise de responsabilités.
Ces organisations et mouvements, ainsi que les réseaux de connaissance qui en sont issus, vont jouer un rôle important dans la constitution des premiers mouvements de jeunes résistants.

Les associations de jeunes

Auberges de jeunesse, Jeunesse communistes, Jeunesse Ouvrière Chrétienne… Toutes ces organisations se sont considérablement développé durant le Front Populaire et   les jeunes qui les ont fréquentées sont imprégnés de la lutte antifasciste des années Trente.
Le patriotisme, les valeurs républicaines, chrétiennes et l'humanisme rapprochent les membres de ces associations qui, lorsqu'elles sont dissoutes ou démantelées en 1940, continuent à rester en lien.

Ces réseaux sociaux sont souvent à l'origine de groupes informels qui se constituent lorsque la Résistance s'organise.

D'autres structures, comme les mouvements scouts poursuivent leur action avec le soutien de Vichy, en zone sud (en zone occupée, le scoutisme est interdit).
La fédération du scoutisme français porte, en effet, les espoirs du régime de Vichy pour l'embrigadement des jeunes… Mais, lorsqu'en novembre 1941 l'ordre est donné d'exclure les ‘Éclaireurs israélites', on assiste, au sein de la fédération, à de fortes résistances.

Vichy est ainsi contraint de changer de voie et de créer d'autres organisations de jeunesse ( comme les Jeunes du Maréchal , les Jeunesses nationales populaires , les Jeunesses populaires françaises , la Garde française , le Jeune front ou les Jeunesses paysannes - Chemises vertes -…) capables d'encadrer des jeunes dans l'esprit de la Révolution nationale.

Pour Vichy, les jeunes de France doivent être l'incarnation de ‘l'Homme nouveau' que veut créer Maréchal, qui ne veut pas une jeunesse critique ou intellectuelle, mais physiquement forte et saine . Ces organisations sont calquées sur la Hitlerjugend allemande et approuvés par le Secrétariat général de la Jeunesse (SGJ) de Vichy. C'est dans cet esprit, qu'est crée Radio-Jeunesse, en août 1940.

Parallèlement, d'autres mouvements, collaborationnistes, se développent en zone nord avec le soutien actif de l'occupant (Jeunesse Populaires Françaises (jeunes du PPF), Jeunesses Nationales Socialistes
(Parti National Socialiste, Jeunesses nationales révolutionnaires, jeunesses francistes, Jeunes de l'Europe nouvelle (groupe Collaboration…).

Après novembre 1942, toute la France est occupée, mais dans l'ancienne zone sud, le scoutisme est toléré.

Les mouvements juifs (scouts et éclaireurs) jouent, dans un premier temps, la carte de la légalité, c'est-à-dire qu'ils entretiennent des relations avec les fonctionnaires de Vichy et intègrent l'UGIF en décembre 1941. Les Eclaireurs Israélites (EI) de France participent à l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) qui soustrait et cache les enfants juifs menacés par les rafles. Plus tard (1943), les EI basculent dans la clandestinité où ils poursuivent leurs actions de sauvetage, fabriquent des faux papiers, entrent dans la lutte armée.

 

 

Sauvetage et solidarité

Les actions de sauvetage sont aussi le fait d'organisations   non – juives :
Mireille Albrecht, seize ans, participe avec sa mère Berty à des opérations de sauvetage. Aidées du curé de Vierzon, une série de faux enterrements est organisée : la ligne de démarcation passe entre l'église et le cimetière et le ‘cortège funéraire' sert à faire passer des fugitifs.

Les organisations de jeunesse. Certains mouvements collaborationnistes se développent avec le soutien actif de l'occupant (Jeunesse Populaires Françaises (PPF), Jeunesses Nationales Socialistes, Jeunes de l'Europe nouvelle…)
D'autres organisations, comme les mouvements scouts, sont à l'origine de   l'engagement de nombreux jeunes dans la Résistance - en zone occupée, le scoutisme est interdit - .