Paris 1940, Jacques Baudry, Jean Arthus (15 ans) , Pierre Benoît (15 ans) , Pierre Grelot (17 ans) , et Lucien Legros (16 ans) , sont élèves au lycée Buffon à Paris. Indignés par l'occupation et la politique de collaboration de vichy, ils participent à des manifestations patriotiques (comme la manifestation du 11 novembre 1940 à Paris) , impriment et diffusent des tracts… Le 2 avril 1942, l'un de leurs professeurs, Raymond Burgard (co-fondateur du journal clandestin Valmy) est arrêté. Les cinq lycéens organisent une manifestation de soutien à leur enseignant. Pierre Benoît et Lucien Legros décident alors de quitter le lycée pour s'engager dans la Résistance armée : les cinq jeunes poursuivent ensemble leur action. Le groupe est interpellé en juin 1942 mais Pierre Benoît parvient à s'échapper. Blessé lors d'un sabotage, il est finalement arrêté à la fin du mois d'août. Condamnés à mort, les cinq lycéens sont jugés et condamnés à mort le 15 octobre 1942. Ils sont exécutés le 8 février 1943 au Stand de tir d'Issy les Moulineaux à Paris.
En savoir plus sur les 5 lycéens de Buffon :
Sur le site du Ministère de la défense
Sur le site de la Ville de Paris
La dernière lettre de Jacques Baudry à ses parents
Deux plaques à la mémoire de Raymond Bugard, ainsi qu'aux cinq lycéens est apposée sur les murs de leur ancien lycée, dans le XVème arrondissement de Paris.
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En 1959, L'Administration des Postes françaises met en vente à partir du 25 avril 1959, une série de 5 timbres-poste consacrée aux héros de la Résistance. Ces timbres sont gravés en taille-douce.
Source : © Musée de la Poste |
Saint-Brieuc, 1942. Une soixantaine de jeunes du Lycée Le Braz se regroupent pour manifester leur refus de l'occupant. Bientôt, le groupe passe à l'action armée au sein du Mouvement de Libération Nationale. Préparant l'attaque de la prison de Saint Brieuc, ils tuent un soldat allemand. Trois d'entre eux, Georges Geoffroy, Pierre Le Cornec et Yves Salaün sont arrêtés, torturés, puis fusillés au printemps 1944. « J'ai combattu pour un grand idéal : la liberté. » écrit Yves Salaün à ses parents, « je mourrai avec la satisfaction certaine de savoir que d'autres achèveront l'œuvre que j'ai, que nous avons commencée, nous tous qui mourrons pour que la France vive. Il ne faut donc pas vous laisser abattre par cette terrible nouvelle, mais relever le front devant l'adversité. »
Dijon : quatre normaliens de vingt ans (René Romenteau, René Laforge, Jean-Jacques Schellnenberger et Pierre Vieillard) sont arrêtés pour diffusion de journaux clandestins. Ils sont fusillés avec un jeune ébéniste, Robert Creux, en mars 1942, en représailles d'un attentat perpétré par un autre groupe de Résistants. En hommage, dans toute la Bourgogne, des maquis prennent alors leurs noms.
Toulouse : Dès l'automne 1940, des élèves du lycée des garçons et de l'école hôtelière fondent le ‘Groupement insurrectionnel français' : ils distribuent des tracts, tracent des Croix de Lorraine sur les murs du lycée et détruisent les portraits du Maréchal Pétain. Deux d'entre eux, Francis Naves et Bruno Trentin, membres des Eclaireurs de France, rejoignent la Résistance armée. Francis Naves participe à la libération de Toulouse.
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Henri Fertet |
Source :
Musée de l'Ordre de la Libération Paris DR |
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Henri Fertet a 16 ans durant l'été 1942, quand il rejoint un groupe de Résistance issu de la Jeunesse Agricole Chrétienne dans le Doubs. En février 1943, le groupe intègre les FTP sous le nom de groupe franc Guy Môquet. Arrêté le 3 juillet 1943 et condamné à mort par un tribunal de guerre allemand, Henri Fertet est fusillé à la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943 avec 15 de ses camarades.
En savoir plus
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L'Affiche rouge |
Source : Mémorial CDJC |
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Missak Manouchian est né en 1906 en Arménie (Empire ottoman). Sa famille a été anéantie dans le génocide de 1915.
Missak Manouchian émigre en France. En 1934, il adhère au Parti communiste et intègre le groupe arménien de la MOI (Main-d'œuvre immigrée) et rejoint les FTP-MOI de Paris en février 1943.
Le 28 septembre 1943, il organise l'attentat contre le général SS Julius Ritter, premier responsable du recrutement pour le STO en France.
Arrêté par la police française le 16 novembre 1943, il est condamné à mort avec 22 de ses camarades.
Les Allemands veulent utiliser ces arrestations pour diaboliser le Résistance française : tous sont communistes et l e groupe est essentiellement composé de Juifs et d'étrangers (3 Français seulement).
Missak (Michel) Manouchian est fusillé au Mont Valérien, avec vingt et un de ses camarades, le 19 février 1944. Olga Bancic est, quant à elle, décapitée le 10 mai 1944 à Stuttgart, en Allemagne.
À Paris, les autorités font placarder en grand nombre l'Affiche rouge, composée des photographies des condamnés prises lors de leur incarcération, après plusieurs jours de torture.
La propagande allemande tente de mettre l'accent sur le fait que ces « héros » sont l'« Armée du crime », les présentant, en quelque sorte comme des « criminels » au cœur d'un « complot » contre la France.
Cette affiche est utilisée par la contre propagande de la Résistance, relevant la symbolique de ces « martyrs », des étrangers « morts pour la France ».
En savoir plus :
Un dossier d'Adam Rayski consacré à l'Affiche rouge en ligne sur le site de la Ville de Paris.
Sur le site de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration
Le poème de Louis Aragon
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En Allemagne, La Rose blanche |
Hans Scholl (gauche), Sophie Scholl (milieu) et Christoph Probst (droite), membres du groupe "La Rose blanche ", Munich 1942.
Source : Gedenkstätte Deutscher Widerstand |
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Alexander Schmorell, Sophie et Hans Scholl, Christian Probst, Willi Graf sont étudiants à Munich en 1943. Avec l'un de leur professeurs, Karl Huber, ils fondent un groupe sous le nom de Weisse Rose , la Rose blanche, et diffusent des tracts appelant a la Résistance contre le régime nazi : « Le combat de chacun d'entre nous a pour enjeu notre liberté, et notre honneur de citoyen conscient de sa responsabilité sociale […]. Nous nous dressons contre l'asservissement de l'Europe par le national-socialisme, dans une affirmation nouvelle de liberté et d'honneur »
(extrait du dernier tract du groupe, février 1943).
Ils sont arrêtés en février 1943, condamnés à mort, et exécutés. Sophie, la plus jeune du groupe, n'a alors que 22 ans.
Textes en Allemand du groupe de La Rose blanche
Extraits de textes en français