Premières manifestations de résistance
Une partie de la jeunesse ne tarde pas à manifester son refus de l'occupant et de l'ordre Vichyste qui se profile. Dès l'annonce de l'arrêt des combats, des actes individuels et spontanés se multiplient : graffitis hostiles à l'occupant, édition de bulletins, de papillons incitant au patriotisme, distribués par des lycéens ou étudiants…
A Paris, en octobre, comme partout en France, l'Education nationale est désorganisée et la rentrée scolaire et universitaire est perturbée. C'est alors que circulent les tracts, premiers V de la victoire gravés sur les murs, premiers Vive de Gaulle lancés à la cantonade.
Les enseignants, quant à eux, défilent contre l'exclusion de leurs collègues juifs.
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Graffitis hostiles à l'occupant
(Source SHD) |
Le 30 octobre 1940, l'arrestation de Paul Langevin, Professeur au collège de France, physicien de renom et fondateur, à l'époque du Front Populaire, du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes sera l'occasion d'une première grande manifestation à Paris, le 8 novembre au quartier Latin.
Quelques jours plus tard, c'est le 11 novembre, l'anniversaire de l'Armistice de 1918 : les appels à manifester devant les monuments commémoratifs de la Première Guerre mondiale se multiplient dans toute la France. Ils rassemblent des milliers de jeunes, comme à Paris, Place de l'Étoile.
Document :
Le texte de l'appel à manifester le 11 novembre 1945 à Paris, sur un site de l'académie de Versailles.
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Manifestation du 11 novembre 1940. Des étudiants de l'Institut agronomique s'apprêtent à défiler sur les Champs Élysées pour fleurir la Tombe du Soldat inconnu. |
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Tract des Jeunesses Communistes de la Région Parisienne, suite aux manifestations du 11 novembre 1940. Novembre 1940. (Source : Coll. Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur-Marne)
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Le journal collaborationniste « L'œuvre » titre sur la manifestation des jeunes parisiens et la fermeture des universités . |
Dans la presse de la collaboration les coupables sont désignés : « Chahuteurs sans cervelle, métèques ou encore les jeunes juifs, les jeunes socialo-communistes ou encore les jeunes pourris de maçonnisme ». En relatant ces premiers faits de résistance, les journaux vont, en fait, répandre l'information.
La manifestation des jeunes parisiens est violemment réprimée : les manifestants sont dispersés par des tirs. On déplore des blessés et de nombreuses arrestations.
Parmi les interpellés, Claude Lalet, dirigeant des étudiants communistes : il est l'un des 27 camarades de Guy Môquet fusillés comme otages le 22 octobre 1941 à Chateaubriant.
11 novembre et 14 juillet : les manifestations patriotiques (site de l'Académie de Grenoble)
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Plaque commémorative de la manifestation du
11 novembre 1940 devant la prison de la Santé à Paris. |
Document :
le 11 novembre, Journée de mémoire, un dossier sur le site du Ministère de la Défense.