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Concours : Le monument 11 novembre 1918 Du souvenir à la mémoire 11 novembre et commémorations Commémorer aujourd'hui

LAZARE PONTICELLI
LA FRANCE REND HOMMAGE AU DERNIER POILU

Le dernier survivant français de la Grande Guerre s'appelait Lazare Ponticelli, il est mort le 12 mars 2008 .

Arrivé en France en 1906, à l'âge de neuf ans, cet immigré italien a rejoint le front en 1914, en s'engageant dans l'armée française où il est incorporé au sein de la Légion étrangère (il ne sera naturalisé qu'en 1939).
C'est un adolescent de seize ans, qui a dû mentir sur son âge pour aller se battre.
Concernant les raisons de son engagement, Lazare Ponticelli dit avoir voulu défendre la France « parce qu'elle [lui] a donné à manger », et aussi parce que l'armée lui donnerait du pain. En 1915, lors de l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés de la France, il est contraint de rejoindre l'armée italienne. Lazare témoigne avoir vite perdu le sens de cette guerre : « On se tirait dessus et on ne se connaissait pas. Pourquoi ? ».
Il rapporte également avoir participé, sur le front italo-autrichien, à des scènes de fraternisation entre soldats ennemis. De retour en France en 1918, il réussit à développer une petite entreprise de ramonage qui deviendra une grande société de maintenance industrielle.

Des obsèques nationales.

La disparition du « dernier poilu » a donné lieu à des obsèques nationales, le 17 mars 2008, lors d'une cérémonie officielle aux Invalides. Sur tout le territoire national des hommages ont été rendus : rassemblements devant les monuments aux morts, minutes de silence, drapeaux en berne, évocations dans les établissements scolaires...  
Lazare Ponticelli n'avait pourtant accepté le principe d'obsèques nationales que tardivement, après le décès de Louis de Cazenave – l’avant-dernier survivant - et à la condition que la cérémonie se déroule dans le cadre d'un hommage à tous les poilus.
Lors de la cérémonie officielle, le Président de la République a dévoilé une plaque, apposée sous le Dôme des Invalides, en mémoire de l'ensemble des combattants de la Première Guerre mondiale. Il a ensuite prononcé un discours exaltant le souvenir des anciens combattants de la Grande Guerre et affirmant qu'il "est de notre devoir que, par-delà l'Histoire, la mémoire demeure malgré tout vivante. »

Commémorer le 11 novembre aujourd’hui…

Chaque année, Lazare Ponticelli assistait aux commémorations du 11 novembre dans sa commune du Kremlin-Bicêtre. À des collégiens qui l'interrogeaient en 2007, il confiait : « Je continue à témoigner et à participer aux cérémonies du 11 novembre car je me suis promis de respecter jusqu'au bout le serment que nous nous faisions avant de monter à l'assaut : ‘Si je meurs, tu penseras à moi !’ ».
Le 11 novembre, date anniversaire de l’Armistice de 1918, est l'occasion de retracer l'histoire de la mémoire de la Grande Guerre.
Or, la mémoire n'est pas l'histoire....
Quel message les commémorations nous transmettent-elles de ce que fut la Grande Guerre?
Le 11 novembre est l’occasion de découvrir les monuments aux morts, de revisiter l'Histoire, les lieux de mémoire… et de mesurer les écarts entre la mémoire des différents groupes, à l'échelle locale, et entre différents pays...  et de réaliser comment plusieurs mémoires peuvent se constituer autour d'un même événement.