De la Déclaration des
Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789 à la première
abolition en France en 1794, puis à la seconde en 1848 ; de
la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948
à la reconnaissance en France en 2001, de la traite et de l’esclavage
en tant que crime contre l’humanité, le combat abolitionniste
depuis plus de deux siècles se situe au cœur du droit à
la dignité humaine. Si la traite atlantique et les systèmes
esclavagistes avaient disparu à la fin du dix-neuvième siècle,
l’engagement pour l’abolition de l’esclavage est toujours
d’actualité.
Selon la définition des Nations Unies, une personne
asservie est un individu dont le mouvement ou la possibilité de
prendre des décisions sont à ce point réduit qu’il
n’a pas le droit de choisir son employeur.
L’esclavage est une réalité au présent
: on estime à 27 millions le nombre d’êtres humains
asservis dans le monde moderne, et à 200 millions le nombre
des personnes victimes de l’esclavage ou de l’asservissement
pour dettes. On compte, parmi elles, des femmes domestiques ou prostituées,
des enfants et des femmes vendues, des enfants esclaves et des travailleurs
migrants. On les trouve pratiquement dans tous les pays et sur tous les
continents du monde.
Sources : United Nations International |