Des journées de commémoration de l’abolition de l’esclavage sont aussi célébrées à Mayotte le 27 avril, le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane et le 20 décembre à La Réunion.

De la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789 à la première abolition en France en 1794, puis à la seconde en 1848 ; de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948 à la reconnaissance en France en 2001, de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, le combat abolitionniste depuis plus de deux siècles se situe au cœur du droit à la dignité humaine. Si la traite atlantique et les systèmes esclavagistes avaient disparu à la fin du dix-neuvième siècle, l’engagement pour l’abolition de l’esclavage est toujours d’actualité.

Selon la définition des Nations Unies, une personne asservie est un individu dont le mouvement ou la possibilité de prendre des décisions sont à ce point réduit qu’il n’a pas le droit de choisir son employeur.

L’esclavage est une réalité au présent : on estime à 27 millions le nombre d’êtres humains asservis dans le monde moderne, et à 200 millions le nombre des personnes victimes de l’esclavage ou de l’asservissement pour dettes. On compte, parmi elles, des femmes domestiques ou prostituées, des enfants et des femmes vendues, des enfants esclaves et des travailleurs migrants. On les trouve pratiquement dans tous les pays et sur tous les continents du monde.

Sources : United Nations International

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme